Général, Santé

Stress et examen

A quelques jours des examens, le stress des élèves monte. Est-ce un atout ? Oui le plus souvent lorsqu’il est maîtrisé. Et le stress des parents est-il motivant ou handicapant pour l’apprenant ? Quelle attitude adopter pour accompagner son enfant avant et pendant l’examen ?

Définition du stress

Réaction biologique bien réelle à une stimulation extérieure physique, psychique ou sensorielle.

Les symptômes physiques liés au stress sont tels que des maux de tête, des douleurs musculaires, des vertiges, des nausées, des troubles du sommeil, une fatigue intense ou encore des troubles de l’alimentation.

Quand le stress est modéré, il peut être stimulant, source de dépassement et de créativité. Mais quand le stress est majeur et/ou répété, une grande détresse peut apparaître avec des effets nocifs sur la santé physique, psychique et intellectuelle.

Or les enfants et les adolescents sont plus vulnérables au stress que les adultes. Catherine Gueguen, pédiatre, rappelle que, parmi tous les mammifères, le cerveau de l’être humain est celui qui demande le plus de temps pour atteindre sa pleine maturité. Lors des premières années de la vie, le cerveau humain en construction est donc fragile et particulièrement vulnérable au stress.

Le stress fragilise la mémoire

L’hippocampe est au cœur de tout apprentissage et est particulièrement sensible au stress. Comme il est le centre de la mémoire dans le cerveau, le stress a des effets néfastes sur l’attention, la concentration et la mémorisation.

Par ailleurs, un humain sous stress est paralysé par la peur et n’est plus capable ni d’écouter ni d’apprendre. Cet humain ne mémorise que la peur et n’enregistre rien dans son hippocampe.

Le stress entraîne une destruction de neurones dans le cortex pré frontal (siège de la pensée)

Dès que le stress est présent, les circuits qui nous permettent de penser, d’apprendre, de réfléchir et de mémoriser sont perturbés.

La peur nous rend moins intelligents car l’amygdale, en interférant avec le fonctionnement du cortex préfrontal, diminue l’exploration, rigidifie notre pensée, conduit à la peur de toute chose nouvelle. Plus le stress est intense, plus nous sommes dépossédés de nos facultés intellectuelles. Penser clairement n’est alors plus possible. – Catherine Gueguen

Par ailleurs, le circuit de régulation des émotions comprend de très nombreuses structures, en particulier dans les régions impliquées dans l’évaluation des menaces, des récompenses et des perceptions physiologiques du corps. Or toutes ces régions sont connectées au cortex préfrontal. Ainsi, le stress affecte la régulation émotionnelle : quand les enfants et adolescents ne savent pas réguler leurs émotions, ils peuvent souffrir d’anxiété, de dépression ou encore d’agressivité et ont plus de mal à se concentrer.

Comment accompagner son enfant sans le stresser ?

« L’un des écueils à éviter pour les parents, souligne Claire-Marine François-Poncet, est de trop mêler leur propre histoire à celle de leur enfant. C’est très tentant, car il y a, dans ces moments-là, un processus d’identification qui joue dans les deux sens. »

Au lieu de passer leurs examens par procuration, il faudrait donc que les parents essaient de garder leurs distances, et qu’ils se cantonnent dans un rôle « d’accompagnement ». « Le rôle des parents est un peu celui d’un coach, explique Gisèle George. Ils doivent aider leur enfant à alterner, comme dans une course sportive, des périodes de travail et de repos, veiller à ce qu’il ait une bonne hygiène de vie… Et accepter qu’il décharge un peu son stress sur eux : les parents font office de punching-ball ! Ils doivent rester à l’écoute, tout en évitant d’entrer dans des conflits : l’agressivité de l’adolescent disparaîtra souvent après l’examen. »

Ils peuvent aussi les dorloter un peu, tout en évitant les excès de maternage. « Certains jeunes, au moment des concours, souligne Claire-Marine François-Poncet, peuvent manifester des signes de régression un peu infantile. Et les parents peuvent rentrer dans ce jeu-là en le maternant de façon excessive : dans certaines familles, celui qui passe un concours a tous les droits. Trop rentrer dans leur jeu risque de les angoisser. »

Et si les parents ne se sentent pas capables de jouer ce rôle de « coach », parce qu’ils sont eux-mêmes trop stressés (ou trop occupés), ils peuvent déléguer ce rôle à d’autres. Soutien plus est ce tiers qui accompagne les familles en plaçant la réussite de l’apprenant au cœur du dispositif. Un dispositif personnalisé grâce à un diagnostic permettant de mettre en place un accompagnement performant.

S’adresser à Soutien Plus c’est mettre toutes les chances du côté de l’apprenant pour réussir ses examens, sa scolarité et plus encore sa future vie professionnelle.

Comment agir sur le stress ?

Sachez que vous pouvez faire baisser votre stress ?  Pour une meilleure réussite, sollicitez la mémoire à long terme :

Mieux vous vous préparez, plus vous serez rassurés.

  • Plus vous aurez faits d’exercices moins vous serez surpris et mieux vous serez préparés
  • Le fait d’avoir des projets professionnels définis, décider de la suite de ses études peut aider positivement l’apprenant en donnant du sens à l’examen qui devient une étape, une clé pour la suite. Il ne s’agit pas de se mettre une pression plus importante mais bien d’accroitre sa motivation.
  • Être accompagné par un service de soutien scolaire et des professeurs formés et expérimentés est une aide véritable notamment pour acquérir de la méthode et développer sa confiance en soi.
  • Plus vous présentez souvent une information à votre mémoire à court terme, plus cette information glisse dans votre mémoire à long terme, et ce, sans vraiment qu’il vous soit difficile de la mémoriser.

Voici donc un bon conseil à suivre : « Voir à plusieurs reprises la matière qui sera couverte à l’examen. »

Voir signifie vraiment « voir » sans véritablement faire d’efforts pour mémoriser cette matière ; il s’agit simplement de parcourir la matière en remarquant les grands points, les grands titres, les quelques mots que vous avez encerclés sur une page de notes par exemple, les mots que vous avez fait ressortir avec votre feutre jaune (en ce sens, utiliser les couleurs dans vos notes est un atout supplémentaire pour la mémoire visuelle).

Tout cela permet de mieux mémoriser l’information et diminue les risques d’en perdre des éléments sous l’effet du stress.

  • Pratiquer une activité sportive
  • Se détendre, bien dormir
  • D’autres astuces peuvent aider :

Certains vont sur les lieux de l’examen pour se familiariser avec cet espace inconnu. D’autres apportent des objets rassurants. Les études ont montré le lien entre une odeur que l’on aime et le soulagement. Cela peut aider à se détendre.

 Bonne réussite à tous les apprenants qui vont passer le BEPC ou le BAC !

Sources :

https://www.la-croix.com/Famille/Parents-Enfants/Dossiers/Education-et-Valeurs/A-l-ecole/Le-stress-des-examens-une-affaire-de-famille-_NP_-2005-04-15-540573

https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-quelle-est-la-difference-entre-stress-et-angoisse-_7453.html

https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/neurobiologie/dossier-les-mille-effets-des-odeurs-3525.php

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